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Le travail humanitaire (Rash Brax)

21 Avr

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EVAL 4×4 (Rash Brax)

1 Juil

3 questions à François Doligez

5 Mai

François Doligez – Agro-économiste – Professeur associé à la Faculté de Sciences Economiques, Université de Rennes 1 – Chargé de programme à l’IRAM

François Doligez, vous êtes agro-économiste, vous avez participé et réalisé de nombreuses évaluations; le métier d’évaluateur existe-t-il à part entière ou est-il forcément adossé à un autre champ de compétence?

Pour ma part, il est difficile d’exercer le métier d’évaluateur sans avoir acquis une bonne expérience et de solides références dans un domaine particulier. Ces dernières confèrent la légitimité nécessaire à une opinion -le jugement de l’expert- forcément empreinte de subjectivité. Elles permettent également de « ne pas passer à côté de l’essentiel » qui a parfois trait « aux ficelles du métier » plus qu’à sa formalisation. Pour autant, l’accumulation d’expériences ne fait pas forcément un bon évaluateur ! Le métier d’évaluateur implique une démarche structurée, des outils et des méthodes d’analyse spécifique, mais aussi une capacité d’écoute et une attitude réflexive qui vont au-delà et sont parfois contraires avec l’accumulation d’expériences…

La discipline de l’évaluation semble s’être considérablement développée depuis les années 90, multiplication des sociétés nationales d’évaluation, création de département ou bureau de l’évaluation dans la quasi-totalité des ONG’s et Organisation Internationales, augmentation du nombre de formations diplomantes liées à l’évaluation… Le rôle de l’évaluation dans la conception et la mise en oeuvre des politiques, programmes et projets de développement est-il plus perceptible qu’auparavant?

Oui dans la forme et sur le fond. L’évaluation fait de plus en plus partie des modes de management public. Au mieux elle constitue une contribution dans un processus concerté entre acteurs et destiné à formuler les politiques publiques. Au pire, c’est une étape de procédure imposée par les bailleurs ou les décideurs publics mais qui permet surtout de fournir des « problèmes aux solutions ».

Peut-on parler d’uniformité des méthodes et des pratiques? De nombreux acteurs se référèrent aux normes du Comité d’aide au développement de l’OCDE pour une évaluation de qualité. Des études d’impact  de type « randomised control trial » sont de plus en plus pratiquées. Pour autant, ce type d’étude est totalement inaccessible à des structures de taille modeste. Quelles méthodologies, quels premiers pas vers l’évaluation préconiseriez-vous pour des petites structures sans ressources spécifiques dédiées à l’évaluation?

Tout d’abord, l’uniformisation des méthodes et des pratiques ne peut répondre à la diversité des questions posées par l’évaluation des politiques publiques. Elle découle d’une hiérarchisation des preuves (évidences) qui relève d’abord d’une lutte d’influence et de pouvoir beaucoup plus que du débat « scientifique » et qui peut entraîner des biais, ou des œillères, préjudiciables à la formulation des politiques publiques (on voit la vraie vie au travers de lunettes roses, ou grises ; mais jamais sous son vrai jour). Les normes de qualité devraient permettre de maintenir, au nom de la triangulation des données, une pluralité de méthodes. Les approches statistiques à contrefactuel permettent de résoudre, sous certaines conditions, les biais de sélection dans les comparaisons « avec et sans traitement ». Mais leur application est forcément limitée et leur champ d’analyse ne peut permettre d’appréhender la complexité des processus de mise en œuvre et le mode opératoire des politiques publiques. Dans le cas des petites structures sans ressources dédiées, l’animation d’une réflexion globale (de type systémique) et partagée avec les acteurs (approche participative) est souvent fructueuse et peut enrichir la collecte et l’analyse de données quantitatives collectées tout au long du suivi des programmes.

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Après un séjour au Nicaragua, François Doligez a rejoint l’IRAM au début des années 1990 pour accompagner des programmes de microfinance . Il a participé à de nombreuses études et évaluations dans la coopération pour le développement durable en Amérique latine et en Afrique. Depuis 2004, il enseigne en parallèle de l’IRAM comme professeur associé à la Faculté des Sciences Economiques de l’Université de Rennes 1.

L’évaluation dans les agences de développement

29 Avr

Les membres du réseau CAD réalisent plus de 600 évaluations par an relatives aux programmes d’aide au développement, soit une moyenne de 19 évaluations annuelles par unité d’évaluation. Dans les agences bilatérales, les unités centrales d’évaluation ont un budget moyen de 3,3 millions de dollars, ce qui représente l’équivalent de 0,1% du budget qu’elles sont en charge d’évaluer .

En ce qui concerne les institutions multilatérales, le budget moyen des unités d’évaluation est de 10 millions de dollars, soit 1,4% du budget administratif global de ces institutions.

Source: OECD (2010), Evaluation in Development Agencies, Better Aid, OECD Publishing

Pays membres du CAD

Australia, (AUSAID), Austria, Ministry for European and International, Affairs (FMEIA) and Austrian Development Agency (ADA), Belgium, Directorate-General for Development Co-operation (DGDC), Canada, Canadian International Development Agency (CIDA), Denmark, Danish International Development Assistance (Danida), European Commission (EC), Finland, the Ministry of Foreign Affairs, France, French Development Agency (AFD), Ministry of Foreign and European Affairs, Ministry of Economy, Industry and Employment, Germany, Federal Ministry for Economic Co-operation and Development (BMZ), KfW, Bankengruppe (KfW), and Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ), Greece, the Ministry of Foreign Affairs (not included), Ireland, Irish Aid, Italy, Ministry of Foreign Affairs, Directorate General for Development Co-operation (DGCS), Japan, JICA and the Ministry of Foreign Affairs, Korea, Korea International Co-operation Agency (KOICA) and Economic Development Co-operation Fund (EDCF), Luxembourg, Ministry of Foreign Affairs and Lux-Development Netherlands, Ministry of Foreign Affairs, Portugal, Portuguese Institute for Development Support (IPAD), New Zealand, New Zealand’s International Aid and Development Programme (NZAID), Norway, Norwegian Agency for Development, Co-operation (NORAD), Spain, Ministry of Foreign Affairs and Co-operation and Directorate-General for Development Policy Planning and Evaluation (DGPOL DE), Sweden, Swedish Agency for Development Evaluation (SADEV) and Swedish International Development Co-operation Agency (Sida UTV), Switzerland, Swiss Agency for Development Co-operation (SDC) and State Secretariat for Economic Affairs (SECO), United Kingdom, Department for International Development (DFID), United States of America, Office of the Directorof Foreign Assistance (DFA), U.S. Agency for International Development (USAID), the Millennium Challenge Corporation (MCC) (not included)

Institutions multilatérales

African Development Bank (AfDB), Asian Development Bank (ADB), European Bank for Reconstruction and Development (EBRD), Inter-American Development Bank (IADB), International Monetary Fund (IMF), World Bank Group, Independent Evaluation Group (IEG), United Nations Development Programme (UNDP)

La productivité de Schubert

7 Fév

Publié sur EVALTALK en 1996 , source originale inconnue.

Un président de société reçoit en cadeau un billet d’entrée pour une représentation de la Symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s’y rendre, il passe l’invitation au responsable Qualité de sa société. Le lendemain, le président se voit remettre le rapport suivant :
1 – les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l’ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes d’inactivité.
2 – les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive semblant inutile, il serait bon de réduire de manière drastique l’effectif de cette section de l’orchestre. Si l’on doit produire un son de volume élevé, il serait possible de l’obtenir par le biais d’un amplificateur électronique.
3 – l’orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif, et il est recommandé d’arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d’utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.
4 – la répétition par les cors du passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune nécessité. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.
Nous pourrions conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait probablement été en mesure d’achever sa symphonie.

Evaluation des ONG à Haïti

13 Jan

Les petites organisations en Haïti ont-elles vraiment les moyens d’être évaluées?

Une organisation professionnelle est supposée inclure d’elle-même son évaluation dans son budget de départ. Si elle dispose d’un bon management, elle aura les ressources humaines nécessaires en interne pour s’assurer de l’efficacité de son action sur le terrain. Une autre possibilité pour les petites organisations est de se rassembler pour mutualiser les coûts de l’évaluation.

Philip Tamminga, DARA

Source: Youphil

REUTERS/Eduardo Munoz

Programme de la Croix Rouge Internationale - Port-au-Prince - REUTERS/Eduardo Munoz

Mesurer l’efficacité des agendas 21

15 Déc

Moins de 10% des agendas 21 locaux des collectivités ont prévu un dispositif d’évaluation. Ce faible pourcentage s’explique par le peu d’outils disponibles et par le fait que l’évaluation est une démarche relativement nouvelle et complexe, qui peut susciter des inquiétudes.

Source: Maire de France Magazine n°273