« Résister, c’est créer. Créer c’est résister »

23 Mar

Dans le cadre des états généraux de l’économie sociale et solidaire, EVAL participe au groupe de travail « se former, apprendre ». Mission : réfléchir collectivement à la rédaction de cahiers d’espérances qui seront présentés les 17, 18 et 19 juin 2011 au Palais Brongniart. Objectif ultime: « inciter ceux qui font l’ESS à faire mouvement pour lancer un plaidoyer massif en faveur d’une économie respectueuse de l’homme et de l’environnement ». Chaque cahier débute par des causes d’indignations…

Je m’indigne

Malgré un transfert de charge de l’état vers le monde associatif et le besoin de professionnalisation qui en résulte, l’offre de formation pour les bénévoles comme pour les salariés du monde associatif est insuffisante, inadaptée et inabordable.

Dans de nombreux secteurs (social, éducation, emploi, santé) des actions d’intérêt public autrefois administrés par l’Etat sont dorénavant assurées par des associations. D’autres part, ces associations qui fonctionnaient jusqu’à présent sur subventions publiques pour mettre en place des programmes motivés par leur objet social sont aujourd’hui appelées à répondre à des appels d’offre et placées de fait en situation de sous-traitants. Cette mise en concurrence avec le secteur privé place les associations dans une situation intenable:

  • la logique financière du moins-disant prend le pas sur la satisfaction de l’usager
  • le coût de conversion et d’adaptation à ces nouvelles compétences n’est pas assuré plaçant les bénévoles dans des situations d’échec ou de démotivation
  • les méthodologies ou outils de pilotage de l’activité sont issus du monde de l’entreprise alors que des méthodologies d’évaluation (la gestion du cycle de projet) ou outils de mesure de l’utilité sociale adaptés existent
  • les coûts de formation professionnelle (en moyenne 450€ par personne par jour) sont prohibitifs pour une petite association

L’évaluation des projets porteurs d’utilité sociale est insuffisante

Malgré une pression croissante de l’ensemble des parties prenantes pour des évaluations systématiques et de qualité, force est de constater que les 3% des ressources totales préconisées pour répondre aux besoins de transparence, d’apprentissage et de pilotage des projets ne sont pas affectés. Les responsables de terrain sont insuffisamment formés à la gestion de projets. Les usagers insuffisamment consultés. Les agents publics chargés de la sélection des projets et de l’affectation des financements trop souvent cantonnés à des rôles de contrôle administratif et en charge d’une quantité de projets tel qu’elle n’autorise ni visites de terrain ni la nécessaire réflexion sur la pertinence, la cohérence ou l’impact de ces projets.

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